La Guerre des Clans 123
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 Seul... avec des vaches ? ~ ME

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MessageSujet: Seul... avec des vaches ? ~ ME   Mar 21 Jan - 19:53


Mini-Event
Gros, noir et blanc, et parfois dangereux !

L'air été doux pour la saison, le ciel clair chargé de nuages blanc de neige. Une brise froide mordait la terre gelée, le chuchotis lointain de l'eau creusant la terre résonnait encore entre les arbres. D'où venaient-ils, ces éléments familiers qui dans cette sphère translucide tenaient du miracle ? Qui pouvait le dire ? L'herbe était-elle là avant les murs de la cité blanche ? Les rivières avaient-elles creusées leurs lits avant d'être surplombées d'un dôme ? Et la forêt ? Et les arbres ? C'était un monde nouveau, à la fois parfait et anormal. Ici se trouvait un refuge inviolable, ici se trouvait une erreur dans le paysage. Une anomalie. La sphère n'aurait pas dut exister, l'herbe n'aurait pas dut pousser, les rivières n'auraient pas dut continuer à couler, la brise n'aurait pas du souffler, Psycho n'aurait pas dut mourir. Telles étaient les pensées bouleversées du jeune chat qui courrait parmi cet impossible, car tout était vrai et il ne pouvait rien y faire.

Son petit coeur battait à tout rompre, minuscule oiseau perdu se rendant juste compte qu'il se trouve enfermé dans une cage et cherchant, en se jetant contre les barreaux, un moyen d'en sortir.  Au rythme du coeur battaient les pattes sur la terre, en même temps que les souvenirs dans la mémoire, comme si le monde c'était résumé à cette pulsation affolée d'un simple muscle. Oui, si Petit Corbeau parvenait à courir assez longtemps, il pourrait devenir un simple muscle tendu au milieu de l'organisme du monde, mais il n'était pas assez fort pour courir encore, pas assez fort pour accepter.

Le chat stoppa net, traçant deux sillons imperceptibles dans la rosée tenace. Son long pelage noir, trempé de sueur, lui semblait peser une tonne. Il fixa le sol, regarda sans les voir les filets de bave qui dégoulinaient de ses babines entre-ouvertes. Il avait besoin d'air, de vrai air. De cet air que Psycho et lui avaient respirés, quand tout était encore possible, avant qu'il ne soit enfermé dans une grotte de lumière. L'air d'ici, chargé de givre, lui brûlait les poumons. Il resta ainsi longtemps, espérant à demi ne jamais retrouver son souffle, ses grands yeux verts perdus dans le vague. Suffoquer lui permettait de ne penser à rien.

Petit Corbeau se mit à grelotter. Depuis combien de temps était-il partit ? Quelle distance avait-il parcourut ? Il s'était enfui, juste après que la Rivière ait trouvé son nouveau campement. Rien de plus facile, personne ne faisait attention à lui. Il était partie droit devant et avait courut, rien d'autre. Que pouvait-il faire d'autre maintenant ?

Lentement, le chaton avança encore, quelques pas seulement et entendit un grésillement. Il leva la tête. Devant lui se trouvaient des sortes de fils noirs d'araignées alignés à la vertical et espacés de la même distance. Le félin n'aurait jamais imaginé qu'une chose pareil puisse exister. Il hésita une seconde avant de flairer de loin cette étrange apparition. Cela sentait comme avant un orage. Par prudence, il préféra ne pas approcher d'avantage, par curiosité, il ne put s'empêcher de jeter un œil de l'autre côté et sauter.

D'un bond court, il se retrouva juste devant les fils et d'un mouvement souple se glissa dessous. A s'il y avait eut de la brume, qu'elle magnifique description aurais-je put faire. J'aurais dit que Petit Corbeau se trouvait face à une étendue de prairie pâle, usée, sous un rideau diffus de grisaille, que l'air semblait avoir prit corps, que l'humidité était partout. Qu'il n'y avait plus de limite entre ciel et terre et qu'il était impossible de savoir ce qui attendrait le jeune chat de l'autre côté de cette brume. J'aurais dit alors qu'il avait compris, que l'avenir était tout de même là, devant lui, plus gris, oui beaucoup plus gris sans ce guerrier du Soleil qui aurait chassé les couleurs fade d'un simple regard d'azur, gris, mais toujours là. Psycho aussi était gris, Corbeau aurait compris que la brume s'efface, que la brume ne dure que le temps d'un soupir, que derrière le monde est plus resplendissant que jamais et qu'il n'avait qu'à vivre encore un jour pour s'en rendre compte. Oui, j'aurais dit tellement de choses s'il y avait eut de la brume...

Devant Petit Corbeau se trouvait un petit champ fade à l'herbe grasse et jaune sur les bords, trempée dans une teinte à mi-chemin entre le vert bouteille et le vert malade. Avec le ciel clair, malgré les nuages, aucun détail ne pouvait échapper au jeune chat. Il vit les larges bouses brunes posées dans l'herbe avec toute la nonchalance que seules les bouses savent avoir lorsqu'elles sont dispersées dans un champ comme le sang peut être projetées sur le sol. Le jeune chat voyait aussi les même fils qu'il venait de franchir, de l'autre côté du champ, loin, mais pas trop et, entre lui et ces autres fils, les énormes animaux tachetés de bruns comme leur champ était tacheté de bouse. C'était des créatures gigantesques, hautes comme la moitié d'un jeune arbre, le corps immense et carré, avec une tête toute aussi grosse ornées de deux cornes aussi longues –et presque aussi large– que Petit Corbeau. Il y avait cinq vaches au moins, toutes fixaient le jeune chat de leurs grands yeux noirs ornés de cils touffus et blancs. Leur mufle luisant de bave, de givre et de transpiration luisait dans le froid soleil, leur souffle formait de petits nuages opaques mêlés d'eau sale, devant leurs naseaux. Les vaches agitaient leurs mâchoires sans rythme aucun, avec cet air bien propre aux vaches, le chat pouvait voir bouger leurs joues, entendre claquer leurs dents et presque ressentir ce que l'herbe entre leurs larges molaires  devait être en train d'endurée.

Une vache s'ébranla, avançant d'un pas lourd sur ses longues jambes rondes, le petit plumeau de sa queue s'agitant autour de son imposant arrière-train pour y étaler un peu plus la bouse à moitié sèche en écrasant les mouches. L'énorme animal au cou ballant migra avec lenteur jusqu'à l'une de ses consœurs. Elles se frottèrent mutuellement puis meuglèrent. Petit Corbeau n'avait jamais rien entendu de pareil, c'était différent des cris du cerf au printemps, beaucoup plus...

Le chat sentit quelque chose lui tremper la fourrure. Il fit un bond de renard et s'écarta du sinistre sabot noir qui venait de se poser à côté de lui dans une flaque de boue et d'urine. Petit Corbeau leva les yeux vert l'énorme museau qui planait au-dessus de sa tête comme une menace. Les oreilles en fleurs de la bête s'étendaient autour de son crâne en une ridicule couronne. La vache voulait le sentir. Petit Corbeau vit les naseaux dégoulinants d'il n'aurait sut dire quoi, vit la grosse langue mauve passer sur les babines plates et humides et hérissa le poil en feulant.

Un bruit de succion lui indiqua qu'une autre vache venait de marcher dans une flaque derrière lui. Le chat fit volte-face et bondit en direction du mufle beige, toutes griffes dehors. La vache sursauta et s'écarta de justesse. Le chat retomba sur ses pattes et se mit à courir en direction des fils, de l'autre côté du champ. Derrière lui, les deux géantes n'en avaient pas fini pour autant. Elle se mirent à poursuivre le jeune chat –qui n'as jamais vu une vache courir ne comprendra jamais à quel point cela est à la fois ridicule et terrifiant–. Petit Corbeau voulut repasser sous la barrière, courir à nouveau, pour retourner chez lui cette fois, mais une vache se dressa devant lui, faisant danser ses cornes au raz du sol pour l'impressionner. Cela marcha à merveille. Le jeune chat feula et recula avec prudence. Derrière, les deux autres approchaient en se donnant des coups de têtes, chacune voulait être la première à encorner le malheureux visiteur. Petit Corbeau fit volte-face et fila en direction de ses poursuivantes, il était plus petit, plus rapide et surtout plus agile, il avait une chance.

Le martèlement lourds des sabots sur le sol faisait trembler le chaton à chaque fois qu'il touchait terre entre deux bonds de sa course. Il se concentra sur ce bruit qui étouffait sans peine le petit rythme des battements de son coeur. Suivre le rythme, devenir un muscle dans le monde pour toujours savoir où marcher. Suivre le rythme. Un sabot fendu frôla l'oreille noire du jeune chat avant de s'abattre dans l'herbe. Suivre le rythme. Petit Corbeau bondit vers la patte arrière droite de la première vache, passant dessous à l'instant où elle la levait. Suivre le rythme. Il fit un bond de côté pour éviter les cornes de la seconde vache et passa de justesse entre ses pattes avant. Suivre le rythme. Il s’aplatit au sol alors que la seconde vache déplaçait sa patte arrière gauche. Le sabot passa à une demi-griffe de la fourrure noire du chaton et imprima une profonde empreinte à une griffe de son dos. Suivre le rythme. Sans attendre, Petit Corbeau se redressa et fila sur le côté droit vers les fils, laissant les deux vaches chercher entre leur jeune victime entre leurs pattes.

Il passa sous les fils sans se soucier de les toucher ou non fit trois bonds vers le lointain, se roula dans l'herbe couverte de rosée pour chasser la boue qui s'était collée à son ventre lorsqu'il s'était allongé et inspira à fond, sauvé. Il se redressa, fixa le champ et ses vaches. Ses trois agresseuses le fixaient d'un regard vide, l'une d'elle poussa un long meuglement. Petit Corbeau sentit sa fourrure se hérisser, c'était tellement moins gracieux que le cerf. Il se campa bien droit sur ses pattes, fit le dos rond, fourrure hérissé et répondit à la vache d'un feulement rocailleux tandis que le reste du troupeau le fixait. Il les fixa en retour d'un air dédaigneux, regarda leurs petits plumeaux au bout de leurs queues s’agiter après les mouches. Il battit les herbes hautes de sa longue et gracieuse queue noir, agita les moustaches et fit un petit bond souple avant de bondir vers le pré par petits sauts de crapauds, pelage hérissé comme le feuillage des sapins. Il s'arrêta à une longueur de renard des fils bourdonnants. Les vaches agitèrent la tête, la moitié avaient déjà cessées de le regarder. Le chat se redressa, détendit son poil long et fit demi-tour, droit et fier comme un prince quittant ses terres. Une projection de boue le frappa soudain, maculant son arrière train. Le chat sursauta et s’aplatit au sol. De l'autre côté des fils se trouvait une vache beaucoup plus grosse que les autres aux cornes beaucoup plus courtes. Elle avait une tête énorme et bombée, les yeux plus petits et mauvais et un large anneau lui traversait les naseaux. Les grosses pattes du taureau se trouvaient pressées contre les fils, l'animal recula aussitôt, tremblant légèrement. Petit Corbeau resta pétrifie quelques secondes avant de ramper loin du monstre. Dès qu'il fut loin du regard mauvais de la bête, il se redressa et fila en direction des Terres de la Rivière, en direction de son Clan. Il avait été idiot de s'enfuir, idiot d'espérer trouver mieux ailleurs. L'absence de Psycho était dans son coeur, il ne servait à rien de chercher à être seul car il ne pourrait jamais se séparer de ses souvenirs, de ses rêves... de tout ce dans quoi il avait gardé le guerrier gris. Il avait été idiot d'aller jusqu'à ce pré et d'y entrer, idiot de provoquer ces énormes bêtes stupides. Il se promis de ne jamais plus retourner devant ces champ tant que le taureau serait toujours vivant.

Tremblant encore de ce qu'il venait de vivre, le jeune chat s'en alla vers son camp, le coeur battant à ses oreilles tandis qu'il traversait les frontières de la Rivière. Il sentit l'odeur des troncs d'arbre qui chassa un peu celle de la boue, il entendit le subtile murmure des insectes dans l'air, le bruit des corbeaux planant haut dans le ciel et des branches agitées par le vent. D'où venaient ces éléments familiers qui dans cette sphère translucide tenaient du miracle ? Qui pouvait le dire ? L'herbe était-elle là avant les murs de la cité blanche ? Les rivières avaient-elles creusées leurs lits avant d'être surplombées d'un dôme ? Et la forêt ? Et les arbres ? Petit Corbeau ne pourrait jamais le savoir, mais si quelqu'un avait construit tout cela, alors il le maudit d'y avoir mit des vaches.
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